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Posté par le Avr 21, 2017 dans Littérature et société, Rencontres culturelles, Semaine de la Presse |

Ferhat Bouda, un photographe pas comme les autres…

Ferhat Bouda, un photographe pas comme les autres…

Le samedi 1er avril 2017, notre classe de 2nde 2 (option Littérature et Société), dans le cadre de La Semaine de la Presse, a rencontré le photographe Ferhat Bouda.

Nous avons pu découvrir son histoire, sa vie  et son travail, qui sont intimement liés.

Une identité berbère revendiquée
Ferhat Bouda est né dans une famille berbère, en Algérie, en Kabylie. Il fait ses premières études dans son pays natal et la photographie lui reste pour autant toujours inconnue. Depuis son adolescence, il s’intéresse à la préservation de sa culture natale : la culture kabyle. Il s’est notamment battu pour la reconnaissance officielle de la langue berbère dans la Constitution Algérienne.

Au début des années 2000, il quitte l’Algérie pour partir en France dans le but d’étudier le cinéma. Il décide ensuite d’aller en Allemagne ; c’est dans ce pays qu’il découvre les méthodes d’impression de photos ainsi que les appareils photographiques. Cette “rencontre” avec ce tout nouveau monde fut le commencement de sa passion pour la photographie. Il y reste pour étudier la photographie sous tous ses angles et aujourd’hui il est basé et vit à Francfort.

Photo n°1

Une découverte de la photo tardive

Comme tout photographe, il commence son travail avec un “petit” matériel ; exit les appareils ultra-performants : l’objectif est simplement de prendre des photos racontant chacune une histoire différente. Au fur et à mesure ses photos sont de plus en plus vues par un grand public et son travail prend de l’ampleur. Il est tout d’abord repéré par le Service des Affaires Multiculturelles de Francfort qui lui demande de réaliser quelques photos des fêtes religieuses et culturelles de Francfort.

Il évolue dans ce métier et remporte le Pierre & Alexandra Boulat Award qui lui est remis lors du festival Visa pour l’Image de Perpignan en 2016 (le rendez-vous annuel de tous les professionnels de l’image).

Il atteint une reconnaissance internationale dans le monde de la photographie.


Un photographe humaniste

Ce photographe, pas comme les autres, se rend dans différents pays (Algérie, Mongolie, Mali…) qui l’inspirent et s’attachent aux personnes qu’il photographie, à leurs attitudes et à leurs regards. Désormais il ne suffit plus de simplement de prendre une photo ; la photographie devient un métier vraiment en contact avec les personnes photographiées. Il donne à voir au spectateur des paysages, souvent durs à imaginer mais aussi durs à approcher à cause des conditions physiques et politiques difficiles.


À travers ses mots et sa voix, personnellement, j’ai ressenti que Ferhat Bouda ne faisait pas de la photo “pour faire de la photo”. Il partage indirectement le fait qu’il est passé par beaucoup d’épreuves, beaucoup de hauts et de bas afin de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Ses photographies reflètent chacune un message et une histoire vécue. C’est sans doute cela qui fait la force de ce photographe.

Enza COUPAN-PALAMA


Sitographie

– Son site
– Un article sur son prix remporté au festival Visa pour l’image
– La semaine de la presse (Réunion)
– Les photographies de Ferhat Bouda dans le NY Times